Blog personnel littéraire, Pyckenji veut, à travers ses posts, exercer son style en tentant de révéler la beauté là où on ne l'attend pas nécessairement.
Si ton être se tait et se terre, qui prendra les commandes ?
Un esprit ivre de solitude qui ne sait plus où donner de la tête.
Tais-toi alors, et tel un ivrogne qui cuve son vin, retrouve-toi dans tes replis intimes.
Quand tu tomberas nez-à-nez avec un être sorti des profondeurs,
Crasseux et affichant un triste visage,
Tu verras son regard vide se figer sur toi,
Et il rira, un dément effaré qui trouve une rature de lui-même.
Toi, tu prendras ton visage dans tes mains et pleureras,
Au plus profond de toi, à l'abri des regards inquisiteurs.
Et quand ton être sera épuisé d'avoir tant ri de toi,
Et quand tes yeux seront vidés d'avoir tant pleuré,
Vous irez main dans la main,
Affronter les monstres que tu as semés.
A ce moment seulement, en de rares occasion,
Tu pourras te permettre de murmurer un petit quelque chose,
De bredouiller un peu plus fort, de dire, de crier, grogner et hurler.
Mais souviens-toi : si ce n'est pas pour faire trembler la Terre,
Ne mets pas tant de rage dans ta voix.