Les humains marchent sur la tête, les pieds ancrés au ciel. Ô ciel encré ! bienvenue parmi les fous, toi qui n'a jamais connu le large. Le lard, je connus ça jadis, j'en engouffrais des tonnes jusqu'à mon cerveau. Mon cerf vaut jusqu'à dix fois plus que le tien, sous l'encre du ciel, j'en jurerai des mille et des cent. Et descend donc des mille lieues où tu te perches, toi le fou haut perché. Perché au fou le plus haut, tu te trouves plus malin que les autres, n'as-tu pas compris ? le lard a sa valeur, laquelle le fou le plus haut ne peut point dénier. Des niais, point trop n'en faut soit dit en passant, au jeu de la perche les plus nombreux se dévorent en bas, pieds aux cieux et la tête en boue ! En bout, tête donc toutes ces perches, laisse les perchés retomber à feu doux, mijoter gentiment comme plumes sous le soleil. Soûle-soleil, soûle-lune, il y a dans l'air quelque chose venu d'ailleurs, une vapeur étrange aux effets de disque rayé. Raye et dis ce que tu penses, je n'écris pas pour le plaisir de voler l'encre du ciel, mais plutôt pour la partager avec toi. Avec toit, pars t'âger bien couvert, car le temps n'est pas clément. N'est pas clé celui qui ment, souviens-toi de cela, alors même que d'autres lui ouvriront la porte, laisse-la tienne fermée. Hyènes fermées aux regards fous, riant parfois, mordant souvent, qui avancent lentement puis se jettent en avant sur des proies mourantes, c'est ainsi que trop de fois les humains marchent.